« La paresse, goût pour l’oisiveté, comportement qui évite l’effort. »
(Petit Robert)
Voici une définition qui me plaît beaucoup.
Pourquoi donc ce si beau mot a-t-il pris, dans notre société, un sens péjoratif ?
A l’heure où tout le monde court, ventre à terre, à la recherche d’un art de vivre, cette philosophie connue de toute antiquité ne fait plus recette.
A défaut de m’interroger longuement sur ce phénomène, en bon adepte que je suis, je m’adonne pleinement à mon plaisir : paresser.
Voluptueusement étendu sur un édredon gonflé de duvet de canard devant un feu ouvert (à défaut de chaleur solaire), j’écoute le temps s’écouler. Mon corps est alangui, il jouit profondément de son bien être, des ondes de plaisir le parcourent des orteils au cuir chevelu, mon cerveau renonce à ses pensées importunes pour contempler le vide.
L’univers se tient coi,
j’accède à la félicité suprême,
je ne fais rien,
je vis.
Ces quelques phrases pour vous expliquer mon absence en ces pages dans les semaines qui vont suivre :
j’exerce mon art de l’oisiveté,
je paresse…
Du sucre ? Du lait ? Du citron ?