Sweelinck’s Weblog

novembre 6, 2009

Les feuilles mortes ….

Classé dans : Musique — sweelinck @ 2:49
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Oui, oui, les Feuilles Mortes se ramassent à la pèle mais en musique classique aussi, on les ramasse.

Inspiré par la chute des susdites feuilles, j’ai été jeter un coups d’oeil dans le répertoire classique pour faire la nique à Joseph Kosma, Yves Montand et tous ceux qui ont sussuré cette chanson fameuse. Ne croyez pas pour autant que je n’aime pas cette rengaine.  En vérité, elle me touche toujours mais laissons de la place aux obscures, aux sans grades.

Je vous fais grâce de toutes les feuilles et feuillets d’album: il y en a des bennes de semi-remorques. Par contre, j’ose vous présenter quelques feuilles qui, vous le remarquerez, passent par tous les états.

Feuilles jaunies, miniatures pour piano de Nicolai MIASKOWSKI       Première étape                                            

La Feuille morte, élégie pour piano de Franz Liszt      Suite du processus

Les Feuilles Mortes, mélodie pour voix et piano d’Anatoly NicolayevichALEXANDROV         

Feuilles mortes, pour piano de  Claude  DEBUSSY 

Les Feuilles tombent,  mélodie de Fryderyk CHOPIN    Conséquence

Je vous laisse en compagnie de cette végétation languissante. Qu’elle puisse remplir vos pavillons de leurs froissements mélodieux.

Europalia – Chine

Classé dans : Musique — sweelinck @ 2:04
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Vous connaissez mon attirance pour le thé, dans tous ses états….

Europalia Chine a eu l’idée formidable de faire ériger au Mont des Arts, une maison de thé. Je m’en réjouis.

Je profite donc de cet événement pour vous présenter quelques compositeurs chinois. Je ne prétend nullement à l’exaustivité.

Le pianiste Lang Lang sera en concert au Palais des Beaux Arts le 5 janvier 2010. Parmi une discographie bien fournie déjà, son disque DRAGON SONGS est exclusivement consacré à des compositeurs chinois. Je ne résiste pas au plaisir de vous en faire découvrir d’autres…..

CHEN GANG 1935  

YI  CHEN 1953  

CHEN, Chen 1953  

CHEN, Pei-Xun 1921

CHEN, Qiangbin 1964

CHEN, Qigang 1951

XU YI 1963

Xiaogang YE né en 1955

Xian XINGHAI    c1900  – c1950 

 Sung-Jen HSU 1941

Yi-Qiang SUN  1942

Yinghai LI 1927

Et la liste pourrait être plus longue encore. N’ayant que deux petites oreilles qui font ce qu’elle peuvent, j’en resterai là.

Bonnes découvertes…

 

Vous trouverez des animations sur le même sujet dans les centres de prêt de La Médiathèque à l’ULB et à Namur ainsi qu’à la Médiathèque de Woluwé Saint Pierre.

mars 13, 2009

La Saga Marcel Proust: épisode 2

Vous qui avez découvert la première partie de mon reportage proustien, je vous invite à découvrir la suite :

A la Recherche du temps perdu

Marcel Proust à l’écran

Bonne visite

Sweelinck

février 27, 2009

La Saga Marcel Proust – Episode I

Classé dans : Lectures — sweelinck @ 1:53
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marcel-proust2

Pourquoi vous le cacher ? Je suis une fervente lectrice de l’oeuvre de Marcel Proust et une adoratrice de la Belle Epoque, de son univers à la fois luxueux et misérable.  Je me propose donc de vous entraîner à ma suite dans l’exploration de cette somme qu’est A la Recherche du temps perdu.

Prémier épisode: sa vie.

Fils d’un professeur de médecine réputé, Valentin Louis Georges Eugène Marcel Proustest né le 10 juillet 1871 à Auteuil, dans une famille fortunée qui lui assure une vie facile et lui permet de fréquenter les salons mondains.

En 1894, il publie Les Plaisirs et les Jours, un recueil de poèmes en prose, portraits et nouvelles dans un style décadent. Cet album est illustré par Madeleine Lemaire dont Proust fréquente assidûment le salon avec le compositeur Reynaldo Hahnavec lequel il entretient une relation amoureuse dès 1894. Proust se fait dans le monde littéraire une réputation de mondain dilettante qui ne se dissipera qu’après la publication des premiers tomes de À la recherche du temps perdu.

Sa mère, Jeanne Weil, fille d’un agent de change juif d’origine alsacienne, lui apporte une culture riche et profonde et une affection parfois envahissante.

Son père, Adrien Proust, fils d’un commerçant d’Illiers (Eure-et-Loir), professeur à la faculté de médecine de Paris, est le premier grand hygiéniste français, conseiller du gouvernement pour la lutte contre les épidémies.

En 1873, naît son frère Robert qui reprendra la vocation de son père en se faisant médecin. La famille occupe un bel appartement au boulevard Malesherbes.

  

Dès son enfance, Marcel est atteint par l’asthme, une affection (aux deux sens du terme) qui entravera son existence par de fréquentes crises, d’origine psychosomatiques.
Après des études au Lycée Condorcet, au cours desquelles il se lie avec Lucien Daudet, fils du romancier Alphonse Daudet et avec Jacques Bizet, le fils du compositeur Georges Bize et de madame Strauss dont Marcel fréquentera le salon dès 1890, il devance l’appel sous les drapeaux et accomplit son volontariat à Orléans. Quelques rencontres d’importance se succèdent : Robert de Montesquiou, modèle présumé du baron de Charlus, d’Henri Bergson dont il suivra les cours à la Sorbonne et dont l’influence sur son œuvre a été parfois jugée importante.

  À partir de l’été 1895, il entreprend la rédaction d’un roman qui relate la vie d’un jeune homme épris de littérature dans le Paris mondain de la fin du XIXe siècle. Publié en 1952, ce livre, intitulé, à titre posthume, Jean Santeuil, du nom du personnage principal, est resté à l’état de fragments mis au net, mais ne constitue pas un ensemble achevé. Proust y évoque notamment l’Affaire Dreyfus dont il fut un des acteurs passionnés. Il est ainsi un des premiers à faire circuler une pétition favorable au capitaine français accusé de trahison, pétition qu’il fit signer par Anatole France.

 Il se tourne alors vers l’esthète anglais John Ruskin. Cet intellectuel anglais touche-à-tout ayant interdit qu’on traduise son œuvre de son vivant, Proust le découvre dans le texte et au travers d’articles et d’ouvrages qui lui sont consacrés. À la mort de Ruskin, en 1900, Proust entreprend de le traduire. À cette fin, il entreprend plusieurs « pèlerinages ruskiniens », dans le Nord de la France, à Amiens notamment et surtout en Italie à Venise, où il séjourne avec sa mère, à Padoue et à Vérone. Cet épisode fut repris dans Albertine disparue. Il effectue aussi un séjour en Belgique et aux Pays Bas où il découvre Vermeer de Delft. 

 Les parents de Marcel jouent d’ailleurs un rôle déterminant dans le travail de traduction. Le père l’accepte comme un moyen de mettre à un travail sérieux un fils qui se révèle depuis toujours rebelle à toute fonction sociale et qui vient de donner sa démission d’employé non rémunéré de la Bibliothèque Mazarine. La mère joue un rôle beaucoup plus direct.

 

Marcel Proust maîtrisant mal l’anglais, elle se livre à une première traduction mot à mot du texte anglais, à partir de ce déchiffrage, Proust peut alors « écrire en excellent français, du Ruskin », comme le nota un critique à la parution de sa première traduction, La Bible d’Amiens (1904).

 Si ce travail, ainsi que la deuxième traduction, Sésame et les lys(1906), est salué par la critique, le choix des œuvres traduites ne se révèle pas heureux et l’ensemble est un échec éditorial. Marcel Proust établit alors une collaboration avec le Figaro en tant que chroniqueur mondain.

 C’est pourtant pour le futur écrivain un moment charnière où s’affirme sa personnalité.  Proust prend progressivement ses distances avec Ruskin, il critique ses positions esthétiques, notamment  son idolâtrie esthétique, critique qu’il adressa également à Robert de Montesquiou et qu’il fit partager par Swann et Charlus dans  À la Recherche du temps perdu dont la rédaction débute en 1910.

Après la mort de ses parents, sa santé déjà fragile se détériore davantage. Il vit reclus et s’épuise au travail. Son œuvre principale, À la recherche du temps perdu, est publiée entre 1913 et 1927 ; le premier volume est édité à compte d’auteur chez Grasset, mais très rapidement les éditions Gallimard reviennent sur leur refus et acceptent le deuxième volume À l’ombre des jeunes filles en fleurs pour lequel il reçoit en 1919 le prix Goncourt. Il éprouve en 1913, une ardente passion pour son chauffeur Agostinelli. Son homosexualité inavouable dans la société de l’époque est latente dans son œuvre.

Il travaille sans relâche à l’écriture des cinq livres suivants de À la recherche du temps perdu, traversant la Première Guerre Mondiale dont il nourrit son roman. Dormant le jour, sortant pour prendre ses repas au Ritz en compagnie de Jean Cocteau, de Paul Morand et de tous ceux qui font parler d’eux dans le monde culturel. Il ne rentre qu’aux petites heures pour écrire ou dicter à sa gouvernante Céleste Albaret les nouveaux épisodes de son roman.

Il meurt épuisé, le 18 novembre 1922 emporté par une bronchite mal soignée.
Marcel Proust est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Voulez-vous  découvrir les illustrations de cet article ?

Rendez-vous sur:  http://www.lamediatheque.be/dec/portraits/marcel_proust/index.php

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

septembre 11, 2008

Éloge de la paresse

Classé dans : Editorial — sweelinck @ 11:32
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« La paresse, goût pour l’oisiveté, comportement qui évite l’effort. »

(Petit Robert)

 

Voici une définition qui me plaît beaucoup.

 

 

Pourquoi donc ce si beau mot a-t-il pris, dans notre société, un sens péjoratif ?

A l’heure où tout le monde court, ventre à terre, à la recherche d’un art de vivre, cette philosophie connue de toute antiquité ne fait plus recette.

 

A défaut de m’interroger longuement sur ce phénomène, en bon adepte que je suis, je m’adonne pleinement à mon plaisir : paresser.

 

Voluptueusement étendu sur un édredon gonflé de duvet de canard devant un feu ouvert (à défaut de chaleur solaire), j’écoute le temps s’écouler. Mon corps est alangui, il jouit profondément de son bien être, des ondes de plaisir le parcourent des orteils au cuir chevelu, mon cerveau renonce à ses pensées importunes pour contempler le vide.

 

L’univers se tient coi,

j’accède à la félicité suprême,

je ne fais rien,

je vis.

 

Ces quelques phrases pour vous expliquer mon absence en ces pages dans les semaines qui vont suivre :

j’exerce mon art de l’oisiveté,

je paresse…

août 22, 2008

Parler de “Musique Classique”…

 

 

 

 

Miss Ellen, versez-moi le Thé

Dans la belle tasse chinoise,

Où des poissons d’or cherchent noise

Au monstre rose épouvanté.

 

J’aime la folle cruauté

Des chimères qu’on apprivoise:

Miss Ellen, versez-moi le Thé

Dans la belle tasse chinoise.

 

Là sous un ciel rouge irrité,

Une dame fière et sournoise

Montre en ses longs yeux de turquoise

L’extase et la naïveté:

Miss Ellen, versez-moi le Thé.

 

Le Thé – Théodore de Banville -

 

 

 (Rondel – 1875)  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce poème dont j’aime la volupté décadente, me servira de métaphore pour vous initier à ma façon de concevoir ce blog.

Sans avoir l’air d’y toucher, en gardant une allure digne, résultat de ma bonne naissance et de ma bonne éducation, les deux allant de paire, je me propose de vous révéler ce qui ne peut être dit entre gens de bonne compagnie.

L’interlocutrice de cette Miss Ellen, garante du bon goût, du bon ton, du bon aloi, ce rempart qui protège de l’erreur qui fait basculer dans le “populaire” , sera mon ambassadrice.

 La “musique classique”, autrefois nommée “La Grande Musique” par ceux qui croyaient ne pas y avoir accès, n’est pas nécessairement une appellation concrète désignant un style musical précis lié à une époque bien délimitée.

Non, cette locution prononcée avec un art consommé de l’élocution, les lèvres tendues vers l’avant, la voix déroulée suavement comme un tapis de velours, signe trop souvent l’appartenance réelle ou fantasmée à une bonne société dont les valeurs reconnues englobent Bach, le Génie, le Divin Mozart, le Charme de Chopin (si vous connaissez d’autres épithètes homériques, faites-les moi connaître, svp)

 

 Revenons, je vous en prie, à notre tasse de thé.

Dans le luxe feutré d’un salon raffiné, tout semble n’être que volupté (sorry, Charles) mais à y bien regarder, sous la laque apparaissent des sentiments inavouables.

C’est ainsi que je souhaite parler de “Musique Classique”, sous des apparences lisses et policées, je me propose de lever un coin de ce riche cachemire couvrant le piano, de retirer la couverture de soie qui protège le violon dans sa housse et d’aller plus loin s’il le faut en déshabillant tour à tour sopranos et barytons pour vous montrer enfin l’arrière du décor, celui que fréquentent compositeurs et interprètes, ces AAAArrtiiissttees (oui, Madame la comtesse) qui, même à la scène, restent résolument des travailleurs laborieux.

Composer, jouer, chanter, cela fait transpirer. Les “artistes” mangent, boivent (beaucoup), dorment, copulent (le plus souvent possible), excrètent, éprouvent des émotions, parlent (et de quelle manière ), bref effectuent toutes les opérations qui sont l’apanage du genre humain.

 Foin de mythes religieusement entretenus, je veux de la chair, de la vie, avec tout ce que cela comporte de réalités glorieuses ou triviales.

Ouvrez grand vos oreilles et chaussez vos bésicles, cela va gicler…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

août 4, 2008

Désirez-vous prendre une tasse de thé ?

Classé dans : Editorial — sweelinck @ 1:18
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Du sucre ? Du lait ? Du citron ?

Ceylan ? Assam ? Darjeeling ?

 

Non, ce blog ne vous apprendra rien sur le divin breuvage. 

Tout juste servira-t-il de fils conducteur à ma rêverie teintée d’une douce langueur décadente.

                                             Mon désir est de vous entretenir de mes petites découvertes “culturelles”,

de jeter sur la musique classique mon regard volontiers caustique

                                                 et ainsi vous ouvrir les portes d’autres horizons….

 

 

 

 

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